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Psychiatrisation de Marine Le Pen, suite

 Marine Le Pen fait l'objet de poursuites judiciaires pour avoir, en 2015,  posté sur son compte twitter des photos d'atrocités commises par Daech.
Rappelons le contexte : elle sortait d'une interview par Jean-Jaques Bourdin , journaliste qui a le don, avec ses airs supérieurs et sa conviction d'incarner les hautes valeurs de la bien pensance de faire sortir ses invités de leurs gonds.
En l'occurence JJB avait comparé le FN à Daech.
Rappelons que nous sommes en décembre 2015, un mois après l'attaque du Bataclan  et que Daech est loin d'être aussi connu qu'il ne l'est aujourd'hui.
Se sentant insultée MLP fonce sur twitter et y publie des photos particulièrement atroces des exactions de Daech.
Mal lui en a pris, tout internaute sait que certaines publications sont interdites sur les réseaux sociaux et nul n'étant censé ignorer la loi, Marine Le Pen, avocate de formation ne l'oublions pas, aurait dû savoir que de telles publications sont sévèrement punies par a loi : le délit de diffusion de messages violents est un délit passible de  trois ans de prison et de 75.000€ d'amende.
Reste que si on veut faire l'effort d'être objectif il paraît évident que Marine Le Pen n'a pas diffusé ces images dans le but d'inciter à  la haine et qu'elle a agi sous l'emprise de la colère , furieuse de voir le FN comparé à Daech.
Il n'est pas certain que l'institution judiciaire, trop heureuse de se faire MLP, fasse l'effort de replacer ses tweets dans leur contexte.
Je n'ai personnellement aucune sympathie pour MLP mais la réaction de l'institution judiciaire me paraît franchement démesurée. Et clairement politique.
Il faudrait être d'une mauvaise foi totale pour prétendre que les magistrats ne font rien d'autre qu'appliquer la loi...
 De plus et c'est là où ça devient grave « Les personnes poursuivies pour l’une des infractions mentionnées à l’article 706-47 du présent code doivent être soumises, avant tout jugement au fond, à une expertise médicale. » Article 706-47-1 du code pénal
Donc MLP n'aura pas la possibilité de se soustraire à cet examen qui est en effet destiné à déterminer si la responsabilité pénale du mis en cause a lieu d’être atténuée ou abolie, notamment en cas d’altération du jugement au moment des faits.
Il est assez étrange qu'en tant qu'avocate, MLP  ne soit pas au courant de ce texte de loi...mais c'est une autre histoire.
Passons sur l'intérêt, à mes yeux très limité de faire passer cet examen plus de 3 ans après les faits et en ne tenant aucun compte du contexte.
Même s'il est prévu par la loi on peut quand même s'interroger, dans le cas précis, sur l'utilité réelle de cet examen...
Psychiatriser ses ennemis politiques  a toujours été le fait des régimes totalitaires.
De plus il est évident que de tels procédés permettent bien évidemment à MLP de se poser en victime.

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Commentaires: 2
  • #1

    JM KANINDA (lundi, 24 septembre 2018 14:19)

    Bonjour,

    Comme mon patronyme ne l'indique pas je suis Belge et très fier de l'être (dans le climat de polémique actuelle des prénoms et noms déclenché par Eric ZEMMOUR) puisqu'en outre d'être quarteron, je le suis devenu au bout de 20 ans de réflexions et débats
    sanctionnés par une longue et approfondie enquête du Parquet de BRUXELLES et du Parlement belge (chambre basse).

    Non seulement la réaction de THEMIS est démesurée mais surtout inappropriée. Donc déraisonnable au plan des normes et objectifs du fonctionnement de l'Etat de droit.

    Par contre, compte tenu des passerelles de coopération normales et occultes entre les 3 pôles de pouvoirs de l'Etat ( législatif, judiciaire, exécutif...) à l'instar des 5 doigts de la main qui sont séparés mais unis dans l'action, la décision du Ministère Public relayée par celle de Juge d'instruction de VERSAILLES est utile politiquement parlant.
    Cela est d'une luminosité aveuglante...
    C'est pour moi l'occasion de rappeler que la grille de lecture ici comme devant n'importe quelle croisée de chemins cornelien est la suivante :
    1° nécessité ?
    2° légitimité ?
    3° efficacité ?
    4° proportionnalité ?
    5° légalité ?
    6°constitutionnalité ?

    Le joker (Fou de Roi) qui est laissé au Ministère Public que - sous le Directoire et la Terreur - des esprits retors ou libres avaient surnommé le "Persécuteur Public " c'est... l'opportunité de poursuivre immédiatement ou de classe sans suite momentanément !

    C'est une liberté dont le fond est insondable comme celui du tonneau des Danaïdes.

    En un mot comme en 1000, c'est clairement une décision politique dont Marine Le PEN a été l'objet sous la présidence HOLLANDE.

    J'en parle avec autant d'assurance, de légitimité et d'exactitude que pour la première fois de ma vie, une décision préfectorale d'HDO hospitalisation d'office avait été prise au HAVRE en date du vendredi 03 octobre 2014 contre ma personne pour prétendu trouble de l'ordre public (alors que le Roi des Belges venait en visite au HAVRE le samedi 04 octobre 2014 pour la commémoration du 100ème anniversaire de la présence du gouvernement Belge au Havre du 17 octobre 1914 au 17 novembre 1918); heureusement pour moi, le jeudi 09 octobre 2014 le JDLD du TGI du HAVRE a mis un carton rouge à toute la chaîne de commandement de l'Etat en Normandie (Préfet de Haute Normandie, Préfet dela Seine-Maritime, Procureur de la République du Havre, Président du Groupe Hospitalier du Havre Pôle Psychiatrie) en prenant une ordonnance de mainlevée immédiate et sans condition aucune !

    Enfin, en mars 2015, le CNOM Conseil national de l'ordre des Médecins sis au 180 boulevard Haussmann à F-75006 PARIS m'a enjoint - pour des motifs restés obscurs à jour - de me présenter devant sa FR formation avec la possibilité que je désigne 1 expert psychiatre en même temps que le CNOM désignerait aussi un deuxième expert psychiatre et que le Procureur de Paris désignerait un troisième expert psychiatre... sans m'en communiquer le motif ou "indication" (correspondant à la "nécessité" dans la grille de lecture décrite plus haut).

    J'ai annoncé le 30 mars 2015 par écrit que je ne me rendrais pas à une réunion dont je ne connaissais ni l'ordre du jour, ni l'objet de ma présence et encore moins le but ultime.

    C'est vous dire que Marine LE PEN a pris la bonne décision même si je n'ai aucune sympathie pour les idées de son parti politique.
    J'ai dit.
    JMK

  • #2

    Chevrel Philippe (mardi, 25 septembre 2018 07:43)

    Bonjour, surtout quand les psychiatres sont prêts à tout et donc aussi corrompus !
    Personnellement je n'ai plus confiance dans la justice de la République. On devrait la nommer l'injustice du pays des droits de l'homme... .