La curatelle injustifiée de Gérard B.

Monsieur le Président de la Cour d'appel (pôle 3 - chambre 7),
Je suis convoqué pour l'audience d'Appel du 15 mars 2016 à 9 heures.
Je suis venu consulter mon dossier. Après 30 minutes, la greffière m'a brutalement retiré le dossier que je regardais tranquillement. N'ayant pu voir qu'une toute petite partie de mon dossier, j'estime que ma défense ne sera pas équitable, mais ça, c'est la Cour de cassation qui jugera.
Cependant, j'ai pu y relever quelques détails:
Mon curateur a adressé une lettre à Madame Gennevraye, greffière en chef, il y dit mensongèrement:
Que je suis en indivision avec mes soeurs, alors que le problème d'héritage est maintenant totalement réglé, à part un petit bois d'un hectare perdu dans les Vosges à partager entre nous trois.
Que j'étais hospitalisé en psychiatrie de nombreuses années lors de mon arrêt maladie qui a provoqué mon licenciement, tandis que j'étais agent hospitalier à l'hôpital Bichat. Alors que je n'ai été hospitalisé en psychiatrie que 2 mois lors de mon arrivée à Paris, et ce, de plein gré: pour être nourri logé gratuitement (d'ailleurs je n'y avais absolument aucun traitement, tellement on m'estimait normal). Je n'ai absolument jamais été hospitalisé depuis. Et d'ailleurs, je n'ai jamais consulté de psychiatre depuis, sauf 4 fois en 1995. Et, non, je touchais déjà ma maigre pension d'invalidité bien avant cet arrêt maladie.
Non, jamais je ne suis revenu sur mon accord "une fois que mon curateur avait le travail". Par contre, il a pris des initiatives sans même me demander mon avis et en faisant croire que j'étais d'accord.
Que mon logement HLM, soit disant, affectait ma santé depuis longtemps, sans même préciser pourquoi, ni comment exactement.
Toujours est-il qu'il a envoyé une lettre malveillante, diffamatoire à Paris-Habitat pour lui faire croire que il y avait des cafards chez moi, alors qu'il n'y en avait même pas un seul. Et que mon appartement dégageait des odeurs nauséabondes, alors que mes voisins ne se sont jamais plaint, loin de là !
Par sa faute, un constat d'huissier a été ordonné. Et alors qu'il savait que ce constat était prévu le 30 avril 2014, l'huissier et lui ont fait bien attention de ne surtout pas me prévenir, ni qu'un constat était prévu, ni quand, alors que moi je ne le savais pas du tout. Et ce, sciemment, afin de ne me laisser aucune chance de désencombrer, ranger, nettoyer mon logement avant ce constat. En outre, il pris un malin plaisir à conforter l'huissier dans ses mensonges, dans l'unique but de me rabaisser.
Et d'ailleurs il ne s'est jamais opposé à mon expulsion dont il m'impute abusivement la cause, étant le coupable idéal, alors que seules ses négligences et ses malveillances, qui ont délibérément causé mon expulsion, sont condamnables.
Mon curateur n'a rien tenté pour récupérer l'argent de la vente en 2003 de 4 de mes 6 appartements. Cet argent a pourtant disparu, puisque malgré cette vente de 2003, en 2006, mon 3 ème tuteur a été obligé d'en vendre un 5 ème, au quart de sa valeur réelle, pour pouvoir payer les factures.
Il est en outre à tenir compte que j'ai porté plainte contre le médecin expert, Pierre-Olivier M, qui m'a maintenu sous curatelle en janvier 2013, car, en connivence avec mon curateur, il n'avait pas respecté l'article 1219 du code de la procédure civile, puisqu'il a envoyé son expertise en même temps à moi et à mon curateur.
Tout ce qu'on me reproche: ma soit disante mauvaise santé psychiatrique, mon expulsion abusive, etc... , n'est basé que sur des faux en écritures.
Lors de cette audience, je demande donc la main levée de ma curatelle abusive et totalement injustifiée.
Non, je n'ai pas incriminé mon curateur dans "L'enfer des tutelles", mais dans l'ouvrage de Valérie Labrousse sorti en 2014: "les dépossédés", et à juste titre.
Il est temps de mettre un terme à ces faux en écritures qui m'ont maintenu sous curatelle pendant 20 ans, curatelle qui m'a injustement ruiné et gâché l'existence sans raison.
Si malgré tout, la Cour s'acharne à me maintenir sous curatelle, je demande évidemment de changer de curateur.
Si ma  main  levée est  refusée, je  quitterai alors l'hôtel, où je vis actuellement, pour m'installer à Saint-Etienne, car la vie y est  moins chère (Le loyer d'un 35 mètres carrés n'est que de 300 euros par mois), et car surtout, les médecins experts y sont  plus neutres, moins partiaux. 
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments les plus respectueux.