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Charles Baudelaire placé sous tutelle

 Charles Baudelaire placé sous tutelle 

ça peut arriver à des gens très bien :

1844 – Pour avoir dilapidé une très grosse partie de son héritage, Baudelaire est mis sous tutelle par le conseil de famille. Il ne recevra qu'une rente mensuelle délivrée par Narcisse Désiré Ancelle, notaire à Neuilly, désigné comme conseil judiciaire de ses biens à partir du 21 septembre.

 

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Commentaires: 2
  • #1

    serge.nakkachian@sfr.fr (dimanche, 02 septembre 2018 17:55)

    Oui place sous tutelle : pour une fois la decision parait justifiee. On dit que Charles avait dilapide la moitie de son heritage en 2 ans : c'est plus grave encore que ca : il se l'ai fait voler (!)
    Par Jeanne Lafleur sa "femme", et les hommes pour qui elle travaille. Il aura droit a une maigre pension de 200 francs pas mois : 1500 euros actuels. C'est peu, mais encore 200 Fr : assez pour que Jeanne continue de les lui piquer. Meme avec ses revenus de plume, il est raide en fin de mois.
    Le tuteur, Narcisse Ancelle, bien que venu du cote Aupick, est le seul ami de Charles. Il est le seul a l'aider entre sa famille detestable, et une vie erotique desastreuse.

  • #2

    Laure (dimanche, 02 septembre 2018 19:51)

    Merci pour votre commentaire et les précisions très intéressantes que vous apportez . Je me permets d'apporter des précisions a vos précisions :
    Ami et soutien moral de Caroline Aupick, mère de Baudelaire, il fut nommé conseil judiciaire du poète prodigue au terme d'une procédure initiée par Mme Aupick. L'intrusion, dans sa vie, du notaire qui devait l'empêcher d'aliéner son patrimoine exaspéra et humilia durablement Baudelaire. Ancelle, cependant, s'intéressa sincèrement à l'œuvre de son « pupille » et l'aida de son mieux. Héritier de Mme Aupick avec Félicité Baudelaire, belle-sœur du poète, et Louis Emon, ami des Aupick, Narcisse Ancelle communiqua aux Baudelairiens des archives essentielles
    Cette tutelle _ même si " justifiée " par la prodigalité du poète a due être ressentie par lui comme quelque chose d'extrêmement oppressant et humiliant.
    Aujourd'hui d'ailleurs, depuis la réforme de 2007 les tutelles pour cause de prodigalité sont interdites
    Est-ce un bien, est-ce un mal ? je ne sais ...