Affaire Ary Bittan : en insinuant hier dans un tweet qu'Ary Bittan est coupable de viol alors qu'il a bénéficié d'un non-lieu Juan Branco a-t-il commis une infraction pénale ?
Voici le tweet en question, posté sur X par Juan Branco le 9 décembre 2025 :
« On va être plus précis: la victime se présente le soir même à la police avec cinq plaies vaginales de plusieurs centimètres, et deux plaies saignantes au contact de 1,5 centimètre « compatibles avec une pénétration anale ».
L'expert psychiatrique parle de stress post-traumatique sévère en lien direct avec les faits.
En garde à vue, "l'acteur n’a pas d’explication quant aux blessures sexuelles de Pauline". Il admet avoir donné au moins une gifle, puis se rétracte, et un rapport "intense". En perquisition, une serviette en sang contenant des traces du rapport sexuel est retrouvée.
Les déclarations de Pauline sont constantes, corroborées, et surtout précises. Deux autres femmes témoignent d'agressions sexuelles, dont une lors du tournage d'Hôtel Normandie, à deux reprises, et des lourdes pressions pour éviter qu'elle témoigne. Mais Pauline aura un tort: avoir admis avoir eu un rapport anal avec un autre homme. Cela, visiblement suffit. C'est le seul élément qui apparaisse, en dehors des témoignages de circonstance, et probablement de complaisance, qui seront produits. Ary Abittan sera démis en examen, fait rarissime.
L'accusatrice fait immédiatement une tentative de suicide.
Des hommes sont condamnés au quotidien en France sur le simple fait de déclarations, concernant des faits sans violence, ni alléguée, ni démontrée. Ils le sont pour purger la violente impunité dont bénéficient, au sommet de la société, ceux qui sont proches du pouvoir, et protégés. Ils le sont par la lâcheté de magistrats qui se montrent d'autant plus féroces à l'égard des plus vulnérables de la société qu'ils sont en réalité incapables de s'attaquer à l'impunité structurelle de ceux qui trônent en leur sommet. Cette affaire va au delà de l'indécence. Elle est une révélatrice crasse de la compromission et de la faiblesse d'une institution qui, à Paris surtout, n'a ni à voir avec la justice, ni à la vérité, et qui se comporte en véritable garante de la société. »
Citation Juan Branco ✊ @anatolium
Or, dans ce tweet et son fil :
Ary Abittan est désigné nommément
Il est présenté comme l’« agresseur »
Les faits sont exposés comme établis
La décision de non-lieu est décrite comme le produit :
de la lâcheté des magistrats,
d’une protection des puissants,
d’une compromission institutionnelle
Le lecteur moyen comprend sans ambiguïté :
Ary Abittan a violé, et la justice a volontairement couvert ce viol.
Or,rappelons-le une fois de plus Ary Bittan a bénéficié d’un non-lieu et Un non-lieu, et plus encore une mise hors de cause par démise en examen, signifie juridiquement :
qu’aucune charge suffisante n’a été retenue
que la personne ne peut pas être présentée comme coupable
maintenir une accusation équivaut à contredire une décision judiciaire
la preuve de la vérité (exceptio veritatis) devient quasi impossible
La jurisprudence est constante :
Réaffirmer la culpabilité d’une personne après un non-lieu expose directement à la condamnation pour diffamation, même si le dossier contient des éléments troublants.
Et la question que je me pose est la suivante : Que dirait Juan Branco, qui a lui-même été poursuivi pour viol si l’on revenait sur le non-lieu dont il a bénéficié ?????

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