Dans votre texte Droit de réponse vous m'interpellez ainsi " Je crois que vous avez besoin d'un bon psychiatre pour avoir autant envie de détruire les autres."
Deux injures publiques dans la même phrase, c'est pathétique.
Madame Françoise Morenon, comme expliqué dans l'article précédent nous sommes tout à fait d'accord pour publier votre droit de réponse, mais celui-ci étant très très long nous sommes obligés, pour des raisons techniques liées au site, de le faire en plusieurs épisodes.
Vous écrivez "« Je crois que vous avez besoin d’un bon psychiatre pour avoir autant envie de détruire les autres »
Madame,
Depuis 2017, je me suis investie de manière approfondie sur la question des abus tutélaires, sujet qui reste entouré d’une forte omerta.
À travers mon site, j’ai cherché à médiatiser ces problématiques, au prix d’un travail important en temps, en énergie, et parfois avec des risques personnels.
Je l’ai fait par conviction, car je considère qu’il s’agit d’un véritable enjeu de société.
Je suis néanmoins souvent déçue par le niveau des échanges que l’on trouve sur la plupart des groupes Facebook consacrés à ce sujet.
On y voit trop fréquemment des plaintes très personnelles, des accusations graves sans éléments probants, et une focalisation quasi exclusive sur les cas individuels.
Si ces réactions sont compréhensibles au regard de la souffrance vécue, elles contribuent malheureusement à donner une image peu crédible de l’ensemble des victimes aux yeux des journalistes, avocats et magistrats.
Il existe pourtant de nombreuses vraies victimes d’abus tutélaires. Mais la visibilité permanente de témoignages mal structurés ou de règlements de comptes ne les aide pas, bien au contraire.
Comme le soulignait déjà Valérie Labrousse il y a plus de dix ans, l’individualisme et le manque de solidarité dans ce milieu posent un vrai problème. Très peu de personnes passent d’une posture de plainte à une action collective constructive : témoignages argumentés, propositions de réformes, ou constitution de dossiers solides.
Mon intention n’est pas de nier les souffrances réelles, mais de dire clairement que si nous voulons faire progresser cette cause, nous devons collectivement élever le niveau du débat public.
Cela passe par plus de rigueur, de prudence dans les accusations et une volonté réelle, de la part de ceux qui dénoncent les dysfonctionnements du système de travailler sur des solutions.
C’est à cette condition que la parole des victimes sera enfin prise au sérieux.

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Lorelei (dimanche, 14 juin 2026 17:55)
En général ceux qui envoient les gens chez les psys sont souvent ceux qui en ont besoin eux-mêmes